Memento films nous fait l’honneur d’éditer en dvd cette semaine, le film évènement de cette fin d’année : Une Séparation, d’Asghar Farhadi (Récompensé par 3 Ours au dernier Festival du film de Berlin)
Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari, un homme psychologiquement instable…
La force du film est dans sa capacité à faire douter le spectateur, lui faire plusieurs fois changer de camp au fur et à mesure que se déroule l’intrigue. Asghar Farhadi use des théâtres intimes pour distiller l’idée qu’en Iran le mensonge et la manipulation se pratiquent à tous les niveaux, que les comportements que l’on y impose méritent d’être débattus, contestés.
Disponible en location et vente (ainsi que ses 2 précédents films : A propos d’Elly et la Fête du feu)
The Red Shoes
L’autre belle sortie de la semaine, c’est à Carlotta qu’on l’a doit : Les Chaussons Rouges, de Michael POWELL & Emeric PRESSBURGER.
Avec un nouveau master HD, le film est un chef-d’œuvre impérissable du septième art, l’un des sommets de la collaboration entre Michael Powell et Emeric Pressburger. Grandiose production en Technicolor imprégnée d’une insaisissable magie, ce grand classique possède la capacité rare de marquer à jamais les esprits des spectateurs ; et pour cause, puisque Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Brian De Palma ou encore George Romero ont tous déclaré que leur envie de faire du cinéma n’aurait pas été aussi définitive sans leur toute première vision des Chaussons rouges.
Le soir de la première de Cœur de feu, le célèbre impresario Boris Lermontov – directeur de la prestigieuse troupe de ballet qui porte son nom – fait la connaissance de Victoria Page, une danseuse qui le persuade de l’engager. Dans le même temps, il embauche un jeune compositeur, Julian Craster, qui était venu se plaindre de plagiat. Intransigeant, Lermontov dirige ses employés d’une main de fer, exigeant d’eux qu’ils se vouent entièrement à leurs carrières. Lorsqu’il annonce son nouveau ballet, Les Chaussons rouges, inspiré du conte d’Andersen, il s’agit d’un projet d’une ampleur sans précédent : Craster le composera, Page le dansera ; ils deviendront des vedettes internationales, à condition de tout sacrifier à cet art…